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musique : une pompe à gonfler l'âme

21 mars 2006

EDDY MEETS YANNAH – Just like / compost

2_cpt188Le label Munichois Compost nous gratifie d’un duo clubbing : rythme chaud et voix soul.

Lui c’est Eddy Ramich qui officie depuis plus de 10 ans comme producteur et dj qui fait se remuer les foules dans les clubs européens. Elle c’est Jana Valdevit dit Yannah chanteuse qui débute dans un registre Jazz comme sa voix suave et chaude le laisse entendre. Elle s’ouvre au son club et électronique en 2000, année ou elle rencontre eddy.emy1

 

C’est le genre de son sophistiqué mais jovial, à base de rythme latin et de voix soul qui rapproche les convives juste après le début de soirée mais bien avant la fin. On croirait que Gilles Petterson a invité Bebel gilberto à chanter sur son mix le samedi sur radio Nova. À écouter à l’apéritif, en croquant des radis ou des carottes avec une sauce salée au vinaigre après quelques verres de cocktail à base de rhum. On se croirait à Ibiza. En plus, ils sont beau comme des jeunes artistes hype dans l’ère du temps. Agréable.

Tu peux écouter des extraits en ligne de l’album en bas de cette page sur le site du label compost.

écoutes aussi : Vikter Duplaix, Hird, Trüby Trio, Kruder & Dorfmeister, le collectif Jazzanova

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15 mars 2006

EARTH - Hex (or printing in the infernal method) / southern lord

albumart__bf52cc13_3445_45e9_a98f_798e9218563a__largeDylan Carlson, leader de Earth et ami de feu Kurt Cobain ne respire pas la joie de vivre. 9 titres instrumentaux qui distillent avec une force rare les aléas d'une pensée noire, déterrées des profondeurs d'une âme tourmentée qui trainent ses démons depuis longtemps. Un album où les silences sont des cris qui n'attendent que la délivrance des notes qui déchirent l'espace sonore, comme une plainte lancinante avec en toile de fond un lendemain de cataclysme, où rien ne vivrait, que le vent et la solitude.

Plus qu'un groupe, tout partirait d'un concept selon Dylan Carlson : « une façon de bâtir les choses qui ne tient que sur quelques paramètres : à partir du moment où un tempo se ralentit à l'extrême, il y a un drone. Et à partir du moment où j'écris et arrange une musique autour de ce drone, il y a Earth.» (Interview Libération - 17 février 2006). Effectivement vu comme ça...

En tout cas, ces notes longues, lourdes et sales, ces rythmes de paresseux depressifs, cette ambiance sombre et pesante,  touchent au plus profond. Superbe.

écoutes aussi : Sunn O))), Pelican, Boris, Sleep

Posté par swollensoul à 20:26 - chroniques albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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